Retour en images sur le concert qui a donné le ton de cette magnifique semaine scientifique à Tarascon-sur-Ariège.
En ouverture de la troisième édition du Cleedi, séminaire scientifique international pas comme les autres, chercheurs venus de France, du Japon, de Suisse et d’Allemagne se sont retrouvés autour d’un moment musical fort, à l’image de l’esprit de la rencontre : exigeant, ouvert et résolument humain. Pendant toute une semaine, une trentaine de scientifiques – jeunes doctorants et chercheurs confirmés – ont partagé conférences de haut niveau et temps d’échanges informels, favorisant les croisements inattendus et les collaborations audacieuses.
Imaginé en 2021, le Cleedi bouscule les codes des grands congrès traditionnels. Ici, les matinées sont portées par des interventions de chercheurs de premier plan – dont, cette année, deux lauréats de la médaille Arthur Holmes de l’European Geophysical Union – et les après-midis laissent place aux discussions spontanées, aux expérimentations collectives et aux découvertes du territoire. De ces rencontres sont nés des projets aussi surprenants qu’inspirants : dialogues entre physiciennes quantiques et sismologues pour sonder l’intérieur de la Terre, ou encore simulations de glissements de terrain générant de nouvelles données satellitaires.
Si Tarascon-sur-Ariège accueille ce rendez-vous international, c’est parce que son cadre montagnard, sa dimension à taille humaine et la qualité de son accueil en font un lieu propice à la réflexion et à la créativité. À l’initiative du projet, Nobuaki Fuji, scientifique et ambassadeur passionné de l’Ariège, voit dans notre territoire un écrin idéal, soutenu activement par l’Office de tourisme et la municipalité.
Et parce que le Cleedi tisse un lien singulier entre science et musique, ce concert d’ouverture illustre parfaitement cette rencontre sensible entre données géophysiques et harmonies. Une autre façon de rappeler que recherche scientifique et création artistique partagent un même moteur : éveiller la curiosité, susciter l’émotion et nourrir le dialogue.